Bienheureux Alain de Solminihac - Chapitre 3 - Hozana

Bienheureux Alain de Solminihac - Chapitre 3

Un soir d’avril 1636, l’Abbé de Chancelade reçoit un pli de Richelieu : il est nommé évêque de Lavaur. Le voici effondré. Pour lui, sa vocation est à Chancelade et nulle part ailleurs. C’est en ces termes qu’il formule son refus. Mais bientôt convoqué à Paris, il doit prendre la route ce qu’il fait avec grande appréhension. A l’arrivée, il apprend en effet que c’est l’évêché de Cahors - un diocèse beaucoup plus important que celui de Lavaur - qu’il est, cette fois, contraint d’accepter au risque d’offenser le Roi. Il essaye de se dérober, proteste auprès de Richelieu qui fait tout pour le convaincre. Puis il supplie le Roi de trouver un candidat plus capable que lui. Devant cette réaction, toute la Cour est dans l’admiration et le Roi s’écrie : « Béni soit Dieu de ce que dans mon royaume il y a un abbé qui refuse des évêchés ».

En effet, à l’époque, les évêchés sont des charges hautement convoitées et éminemment rentables. Or l’abbé de Chancelade ne désire rien pour lui-même. Son humilité et son détachement sont totaux. Mais il ne peut refuser l’épiscopat car Louis XIII est prêt à demander l’aide du pape pour le forcer à accepter. Il se soumet et résume ainsi la situation aux chanoines de Chancelade : «  Le roi et monseigneur le cardinal ont voulu que je fusse évêque, à quoi il a fallu acquiescer. »

 

Désormais « Alain, par la grâce de Dieu et du Saint-Siège, évêque, baron et comte de Cahors » a préséance sur tous les seigneurs du Quercy.

Le diocèse de Cahors est alors beaucoup plus important qu’aujourd’hui. Ses terres débordent sur le Lot-et-Garonne et le Tarn actuels, empiètent fortement sur l’Aveyron et la Dordogne, incluent le Causse de Martel, proche du Limousin. Au total 800 paroisses que l’évêque itinérant visitera plusieurs fois pendant son ministère. Ce siège épiscopal est lucratif. Il rapporte 36000 livres et les revenus seigneuriaux s’évaluent à 24000.

 

Alain de Solminihac devient ainsi un personnage important et se doit de faire une entrée solennelle dans sa ville, cérémonie que cet ascète voué à l’oraison et au silence doit subir le 8 mai 1639. Il a bien failli n’arriver jamais à Cahors. Tandis qu’il allait faire étape à Villefranche du Périgord, son carrosse s’est renversé au bord d’un précipice comme il roulait de nuit sur un chemin boueux. Il fit un faux pas et ne put éviter une épouvantable chute dans le précipice haut de 25 à 30 pieds (9 mètres environ). Il se releva sans aucun mal, juste « le nez un peu offensé ». Miracle, jugea son domestique Duprat.

Plus qu’au palais épiscopal de Cahors, c’est au château de Mercuès, autre demeure de l’évêque, que Mgr Alain va résider de préférence. Le climat convient mieux à sa santé fragile, ruinée par les privations. Le site est exceptionnel. Dressé sur une falaise, le château jouit d’une vue magnifique et est agrémenté d’un joli jardin. Mais l’évêque se détourne de ces beautés, par mortification. De même, quand il est dans son carrosse, il s’abstient de regarder le paysage…  Avec Mgr Alain, Mercuès devient vite un autre Chancelade. Pour respecter les convenances et assurer le bien-être des visiteurs, le château est correctement meublé mais la chambre du maître des lieux a tout d’une cellule de moine. Alain a refusé les tapisseries aux murs : « Il vaut mieux revêtir des pauvres que des murailles », dit-il. Il a gardé sa robe blanche de chanoine et porte ses vêtements jusqu’à l’usure totale. Ils sont si rapiécés et ses souliers si éculés que son valet en rougit de honte.

La vie est ordonnée comme dans un couvent. Mgr Alain a fait venir des chanoines de Chancelade dont certains vont être envoyés en mission dans le diocèse. Quant aux domestiques, ils doivent présenter, pour entrer à Mercuès, un certificat de bonnes mœurs et sont invités, avant de prendre leurs fonctions, à faire retraite.

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Le château de Mercuès

L’évêque se montre vis-à-vis de tous d’une grande exigence et d’une immense bonté. Il se comporte comme un père pour sa maisonnée, les serviteurs sont défrayés de tout et reçoivent une bourse quand ils partent à la retraite. L’évêque s’occupe d’eux personnellement quand ils sont malades. Dans sa maison, tous vivent en grande paix et union.

 

Si Mgr Alain redoute le cérémonial, il prend très à cœur les nouveaux devoirs de sa charge à savoir le renouveau de la spiritualité du diocèse. Or le diocèse va mal. La misère y est effroyable et la religion décadente. Les guerres de religion n’ont apporté que désolation dans le pays, en 1621, 1625 et 1628. A chaque affrontement, les troupes brûlaient le fourrage et les vivres et causaient des famines qui décimaient les populations. Après les guerres, la peste s’est installée et le Quercy connaît ce fléau. Enfin, au moment où Mgr Alain prend ses fonctions, la révolte des Croquants, venue du Périgord et provoquée par un « terrorisme fiscal » gagne le Quercy. 6000 paysans s’en prennent aux gabeleurs, brûlent leurs récoltes et leurs maisons. Le soulèvement va s’arrêter à Figeac avec le décès de son chef.

 

Quant au clergé, il se caractérise par d’incroyables abus. Rappelons que sous l’Ancien Régime, les curés sont rémunérés et que, dans un pays déchristianisé, les cures sont convoitées pour cette seule raison. Prêtres, la plupart des curés ne le sont plus que de nom. Ils n’ont pas connu de séminaire et ignorent tout des choses de la religion. Nombreux sont ceux qui ont abandonné la soutane, vivent et s’habillent comme leurs paroissiens, ne disent pas la messe ni n’assistent aux offices. Ils boivent, jouent aux cartes ou aux dés et s’affichent avec leurs concubines. Ils ne résident même plus dans leurs paroisses qui sont donc privées de toute vie religieuse. Leur seul souci est de toucher leur dîme. Parfois, malgré leur vie scandaleuse, ils trouvent des oreilles complaisantes chez les paroissiens. Ainsi du Comte de Clermont qui donne asile au curé de Saint Vincent en fuite, lequel déshonore la prêtrise par sa vie de débauche. Monseigneur Alain lui demande de le chasser pour accueillir la brebis galeuse dans ses prisons…

 

Sans tarder, Mgr Alain va mettre au point la réforme de son clergé. Pour ne pas prêter le flanc à la critique, il s’inspire des décrets d’un Concile tenu à Bourges en 1584, lui-même en accord avec les conclusions du Concile de Trente. Il organise en avril 1638 un synode où les prêtres ont l’obligation de se rendre et où ils vont prendre acte de la charge violente de leur nouvel évêque contre leurs mœurs.

En bref, le prêtre doit désormais être identifié comme tel, revêtu de la soutane, rasé et cheveux coupés. Le port des armes et la chasse sont interdits. Idem pour les jeux publics. Aucune femme, même parente, ne doit pénétrer chez eux sauf autorisation écrite de l’évêque. Plutôt que de se divertir, le curé doit étudier la théologie et se doter, pour cela, de quelques ouvrages dont la Bible, les Actes du Concile de Trente, le Catéchisme. Il lui est désormais interdit de fréquenter les foires et les marchés où il avait trop souvent coutume de se livrer à des trafics. Sanctions et amendes sont prévues pour ceux qui n’obtempèrent pas. Indulgent la première année, l’évêque se montre impitoyable par la suite et les censures tombent, dépouillant un grand nombre de prêtres de leurs bénéfices. Souvent les curés sanctionnés, reconnus inaptes à l’administration des sacrements, se voient imposer un vicaire…

Les nominations des curés ne sont pas toutes, hélas ! du ressort de l’évêque. Celui-ci en nomme un tiers. Les autres candidats sont présentés par les seigneurs, les chapitres, tous ceux qui possèdent des cures. Or celles-ci sont souvent considérées comme un patrimoine par leurs détenteurs, transmissible d’oncle à neveu ce que récuse l’intègre Mgr Alain. Son opposition à cette pratique ne lui fait pas que des amis. Car il peut refuser une candidature et use de ce droit. Bien évidemment, son accord est seulement fonction des besoins pastoraux et du souci des âmes.

Pour assurer son autorité au sein de ce clergé relâché et indiscipliné, il divise son diocèse en quatorze archiprêtrés et trente congrégations ou districts, dirigé chacune par un vicaire forain. Le vicaire forain représente l’évêque au plan local. Il surveille la bonne exécution des ordonnances, visite les paroisses du district, signale les contrevenants…

Il est aussi chargé de convoquer des conférences ecclésiastiques qui regroupent chaque mois tous les prêtres du district en des cérémonies religieuses de haute tenue, ouverte aux paroissiens qui ne manquent pas d’y accourir et d’avoir recours aux sacrements.

Le synode diocésain qui s’ouvre chaque année à Cahors regroupe 600 curés pour une population de 8000 habitants. Ce déploiement fait forte impression sur le peuple qui, dans les rues ou aux fenêtres, regarde défiler la procession.

Ainsi la réforme tridentine, non sans heurts et difficultés, se met peu à peu en place.

 

Faut-il, à la lecture des lignes qui précèdent, voir en Mgr Alain un père fouettard, religieux certes, œuvrant pour la bonne cause, mais peu enclin à l’indulgence ? Il a sûrement un naturel de feu. Il le sait et s’efforce d’apprivoiser en lui cette violence. Il brûle d’une flamme intérieure et dès lors qu’il s’agit de l’honneur et de la gloire de Dieu, rien ne l’arrête plus et les résultats sont surprenants. Concernant les censures des ecclésiastiques dont le nombre, avec les années, va décroissant, non que l’évêque soit plus faible mais plutôt que le clergé aille s’améliorant, Mgr Alain déclare : « Je prendrai bien quelque bonne mortification pour ne pas être obligé de faire des réprimandes » et encore : « mon inclination est de conduire par amour mais pourtant avec fermeté contre les esprits rebelles. » A force de maîtrise de soi, la douceur et la fermeté s’harmonisent en lui et sa bonté va désarmer ses ennemis et convertir les plus récalcitrants, voire les calvinistes, nombreux dans son diocèse et qu’il n’aura de cesse de ramener dans le giron de l’église. A cet effet, il suscite en Quercy la création d’une filiale de la Compagnie du Saint-Sacrement. Dévouée au Roi, elle regroupe des amis de Monseigneur Alain comme Vincent de Paul, M. Olier, le Père Suffren, l’évêque de Limoges. Par la prière et l’action caritative, elle a pour objet de lutter contre les misères physiques et morales et aussi contre les hérésies. Son action bienfaisante a notamment contribué à l’œuvre de Vincent de Paul. Mais en butte aux attaques des jansénistes, elle fut interdite par Louis XIV en 1666. De même il établit en Quercy la Compagnie de la Passion, créée par Monsieur Olier. Celle-ci a pour but d’honorer les mystères de la Passion et de travailler à la sanctification personnelle de ses membres. Ces derniers sont des chrétiens fervents qui prient Notre-Dame et se mettent sous la protection de Saint Michel. Ces Compagnies vont soutenir l’évêque dans toutes ses actions.

Celui-ci, tout au long de son épiscopat, va paraître sans arrêt sur le terrain. C’est un apôtre qui n’a de cesse de gagner à Dieu de nouvelles âmes. Cependant cette présence ne doit pas faire oublier une vie spirituelle intense commencée à Chancelade et développée sa vie durant. Les heures qu’il consacre à l’oraison prennent de plus en plus de place dans son emploi du temps et il ne cesse d’en recommander la pratique aux prêtres de son diocèse. Pour être en oraison il se lève de plus en plus tôt, à deux heures du matin, vers la fin de sa vie, pour pouvoir s’y adonner tout en se consacrant à ses devoirs d’évêque. Dans cette oraison, il s’abandonne à Dieu, converse avec Lui  et il n’est pas rare, quand il se relève, de le voir appeler son secrétaire pour lui dicter quelque résolution prise pendant ces moments de grâce. Le Seigneur le comble de faveurs rares et singulières. Il a le don de prophéties. On le voit parfois en lévitation, phénomène qu’il interdit à ses proches de divulguer. Son humilité est totale et son désintéressement, complet. On le juge pourtant procédurier car il n’arrête pas d’intenter des actions en justice. On dit qu’il ne recule devant aucune chicane. Il plaide contre les protestants, contre les prêtres de mauvaise vie, contre la ville de Cahors qui veut le dépouiller de ses titres de baron et de comte. Il engage des procès pour recueillir des impôts de succession ou encore contre les usurpateurs de ses biens. Il se bat avec succès contre l’évêque de Tulle qui lui disputait Rocamadour : le sanctuaire est rendu au diocèse. Ce qu’il demande toujours, c’est justice pour l’Eglise, non pas pour lui « L’Eglise est outragée en la personne de l’évêque » dit-il.

 

Ainsi l’argent qu’il récupère pour l’évêché devient le patrimoine des pauvres. Mgr Alain se considère comme l’économe de biens qui ne lui appartiennent pas. Tout au long de sa vie, il volera au secours des pauvres sur sa propre cassette. Partout où il passe, sa main déverse les dons, en public ou en secret. Quand il arrive ou sort de Mercues, les pauvres affluent pour recevoir secours et bénédictions. Il se plaît en leur compagnie, les console et, comme à Chancelade, leur enseigne le catéchisme avant de les secourir. Dans les temps de misère, il accorde des aides publiques : quintaux de pain, fèves par quarts et boisseaux auxquels s’ajoute l’argent qu’il donne aux caisses de bienfaisance. Il fait aussi des aumônes secrètes régies par un certain Le Blanc, grand chantre de la cathédrale, homme de grande probité qui devient maître de la bourse et des greniers de l’évêque.

Quant aux pauvres « honteux » qui n’osent pas mendier, Monseigneur Alain en possède une liste dans son oratoire et leur fait livrer les produits de première nécessité. Ces libéralités ont raison de ses revenus. Qu’à cela ne tienne : Monseigneur Alain se sépare d’une partie de ses domestiques, vend carrosse et chevaux, économise sur la nourriture.

 

Sur ses propres deniers, il fonde un Hôtel-Dieu pour les pauvres malades, l’hôpital du Saint Nom de Jésus, le plus vaste de ce genre en Europe. Il s’en réserve la direction, aux plans temporel et  spirituel. Enfin, pour les orphelines, il fonde la maison de la Providence et supplie Vincent de Paul de lui venir en aide car il souhaite que des Filles de la Charité viennent encadrer cette maison. Ce dernier se fait tirer l’oreille et finit par céder. Cinq Filles de la Charité rendront l’œuvre florissante : en 1660, elle comptera 76 orphelines. En 1658, une nouvelle Œuvre, Sainte Barbe, voit le jour, dédiée aux orphelins pauvres. La formation religieuse y est assurée et les enfants, sous la conduite d’artisans de Cahors apprennent un  métier manuel.

Ces œuvres rendent toujours présente la mémoire de l’évêque de Cahors et témoignent de son immense charité, de « son incomparable bonté » comme l’affirmait son illustre ami, Vincent de Paul.

 

Cette incomparable bonté se manifeste à tous lors de l’épouvantable épidémie de peste en Quercy. Le fléau atteint Cahors en octobre 1652. Monseigneur Alain l’a déjà connu à Chancelade. Plutôt que de laisser les malades en ville comme autant de foyers d’infection, il préconise de les rassembler à l’extérieur dans des logis en bois (on appellera ces malades « les huttés ») avec un service hospitalier expert et une chapelle. Il souhaite qu’on supprime foires et              marchés propices à la diffusion de l’épidémie et il fait quadriller la ville par des responsables de quartiers. Il instaure jeûnes, prières à la Vierge, exhorte à ne pas quitter la ville de peur que les Frondeurs ne viennent la prendre. Lui-même part dans les campagnes secourir les malades, donne des secours en argent, en blé et en remèdes, comme la thériarque. Il n’hésite pas à entrer dans les huttes et à confesser les pestiférés. Dans ses tournées, il frappe aux portes des maisons que l’épidémie a gagnées. Sans réponse, il cogne aux fenêtres, entre, soigne, console, confesse. A tous il prêche de faire pénitence pour que le mal, dû aux péchés, s’éloigne. Et de fait, la ville de Cahors est à peu près épargnée tandis que l’épidémie se concentre dans le nord du diocèse. Monseigneur Alain rappelle le clergé à son devoir, qui est de rester dans les paroisses, de s’occuper des pestiférés et de les confesser. Certains prêtres le font avec courage, d’autres fuient. Là où les paroisses sont désertées, l’évêque survient avec son économe, s’empresse de secourir les malades. « Monseigneur, vous êtes un grand saint, c’est maintenant que nous avons un évêque ! » s’écrie alors un paysan.

« Notre ville de Cahors a été préservée de la peste par une spéciale faveur et grâce de Dieu… elle l’a reçue, comme nous estimons, par les intercessions de la très Glorieuse Vierge, il est donc bien juste que notre ville donne des témoignages de cette reconnaissance par des prières et dévotions. » Et Monseigneur Alain de décider d’une procession solennelle chaque année, le 11 juin, pour commémorer l’événement.

 

Pendant l’épidémie de peste, l’évêque avait convié tous les habitants du diocèse à se prosterner, tous les jours, à midi, en récitant le Salve Regina. Sa foi en le secours de la Vierge Marie est totale. Elle  a toujours occupé une place d’honneur dans les prières quotidiennes de Monseigneur Alain. Chaque jour, il récite tête nue et à genoux le chapelet et se met sous la protection de sa Dame : « un bon moyen d’assurer son salut est d’être bon serviteur de cette sainte Dame. Elle a un pouvoir incroyable et une volonté qui n’est pas moindre de nous secourir. »

A l’exemple d’Alain, prenons notre chapelet et mettons-nous sous la protection de Notre-Dame qui ne cesse d’intercéder pour nous.

 

Je vous salue, Marie…


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

3 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Florence
place Plouray, il y a 1 an
en union de prière amen
Marie-Thérèse
place Quincy-Voisins, il y a 1 an
En union de prières - Amen -
François
place Cenac, il y a 1 an
Je vous salue Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.