Jour 9 - Prier en sauvés - Hozana

Jour 9 - Prier en sauvés

Jour 9 - Prier en sauvés

Chers compagnons de prière,


Aujourd’hui, prenons conscience que dans la prière, TOUT nous est déjà donné.


Effaçons-nous, pour mieux recevoir

Spontanément, nos prières sont le plus souvent des demandes ou des remerciements. Incidemment, nous considérons ainsi Dieu comme la source de tout Bien, mais aussi comme un réservoir où nous venons puiser. Insidieusement, nous commençons parfois à le considérer un peu comme un distributeur de services, au point de nous demander pourquoi Il n’exauce pas toutes nos demandes ou de tenter de négocier avec Lui pour obtenir ce que nous voulons ; au point de lui remettre nos soucis et nos désirs au lieu de lui remettre notre âme et notre coeur.


Quand nous prions sans demande et sans attente, nous est donné l’évidence que TOUT nous est déjà donné. Dieu s’est donné à nous en Jésus et cela doit nous suffire, car c’est là absolument TOUT ce qui compte. Si nous remettons nos soucis, nos besoins, nos faiblesses et nos errances dans cette évidence du don total, éternellement rejoué, de Jésus, alors la force de tout surmonter, la sagesse de tout résoudre nous sera immédiatement donnée.

Nous sommes toujours déjà sauvés, le Salut nous est toujours déjà donné. Jésus nous attend et nous appelle pour toute l’éternité sur la Croix.


Prions la Passion

Habitons cette évidence du don incommensurable, inexplicable, totalement immérité, que Jésus nous a fait en se donnant lui-même et en restaurant ainsi le lien de Dieu et des hommes.

Cette évidence est là, tout près ; charge à nous de la regarder, de nous laisser toucher et saisir par elle. Tout au long de cette journée laissons-nous saisir par le sacrifice de Jésus sur la Croix.


Quand j’étais enfant je ne savais pas trop quoi penser des crucifix. Dans les églises ils me faisaient un peu peur, celui qui se trouvait sur le chapelet de ma pieuse grand-mère m’attirait étrangement, et les crucifix que l’on trouve parfois au-dessus des portes me semblaient demander qu’on les regarde : je ne pouvais m’empêcher de les observer, et en même temps les contempler m’était inconfortable, presque douloureux. Un jour mon regard sur les crucifix s’est affiné : je devais avoir 9 ou 10 ans et, dans une église ancienne que nous visitions, je dis à ma soeur, devant un grand crucifix ancien particulièrement réaliste, que je ne comprenais pas pourquoi on montrait toujours des Jésus souffrants et sanguinolents, qui mettaient mal à l’aise, et que l’on devrait plutôt montrer des Jésus en gloire, que ce serait plus attirant. De toute la sagesse intuitive de ses 11 ou 12 ans, ma soeur, qui avait tout compris, me répondit une phrase que je n’oublierai jamais “c’est parce que l’important ce n’est pas qu’Il est revenu en gloire, c’est qu’Il est mort”. Depuis j’aime les crucifix et je rends grâce pour l’inconfort parfois profond qu’ils me procurent.

C’est sur la Croix que Jésus nous attend, c’est au pied de la Croix que nous tisserons une relation personnelle et profonde avec Lui.


Alors tout au long de la dernière journée de notre neuvaine, restons au pied de la Croix. Tout au long de cette journée attachons-nous à penser à Jésus crucifié. Ne cherchons pas, pour cette fois, à méditer des considérations théologiques sur la Passion, pensons simplement à Jésus sur la Croix : un Jésus bien réel, qui a vécu une réelle agonie avec toutes les souffrances physiques et psychiques de l’agonie et de la mort, qui l’a vécue en toute connaissance de cause, et par amour pour l’humanité. Pensons à Jésus crucifié et laissons venir les pensées, les images qui nous seront données.

Laissons-nous toucher par Jésus, laissons-nous aimer, laissons-nous L'aimer. Laissons s’épanouir en nous la gratitude. Laissons se nouer une relation personnelle, particulière, intransmissible aux autres.


Jusqu'au coeur à coeur

Au terme de cette journée où la pensée de la Passion nous aura accompagnés, prenons un temps de silence et de solitude. Mettons la main sur notre coeur en nous remettant intérieurement à Jésus. Gardons en nous l’image de Jésus qui s’adresse à notre coeur, et laissons s’épanouir un coeur à coeur avec Jésus.





Chers compagnons de prière,

je vous remercie de m'avoir accompagnée tout au long de l'itinéraire de cette neuvaine. J'espère qu'elle aura déployé ou fortifié en vous la disponibilité du coeur.

Puissent nos coeurs se faire terreau de l'amour de Dieu.


Que Dieu vous garde et vous éclaire


87261-prier-en-sauves

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

5 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader